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Les grandes voies de commerce maritime au XVIIIe siècle

Après les Grandes découvertes des XVIe et XVIIe siècles et l’établissement des grands empires coloniaux et axes commerciaux, le XVIIIe siècle est celui de l’explosion du trafic et commerce international, avant tout un commerce maritime reposant sur l’expansion coloniale des pays européens et le commerce triangulaire (ainsi qu’avec les Indes).


Au tournant des années 1720, grâce en particulier au commerce triangulaire et aux lucratives activités des compagnie des Indesles grands empires coloniaux européens (et tout particulièrement les Empires français et britannique) sont en effet le théâtre d’un développement économique et commercial sans précédent de leur histoire.

Un formidable accroissement de capitalisation de richesses pour ses petits pays au demeurant caractérisés notamment par un commerce colonial en explosion. Une croissance exponentielle que résume notamment, pour l’Empire français cet extraordinaire chiffre : durant la décennie 1720, la France enregistre ainsi une croissance moyenne de son commerce maritime international de l’ordre de 20% par an (à titre de comparaison, bien que bien plus important en volume, l’Empire britannique ne bénéficie à cette même époque d’une croissance moyenne annuelle « que » de 6%).

Zoom sur : les compagnies des Indes

La « compagnie des indes » est le terme générique qui désignait une compagnie gérant le commerce entre une métropole européenne et ses colonies. Ces grandes entreprises commerciales (qui existaient en symétrique dans plusieurs grands pays européens de l’époque) exerçaient notamment un monopole sur le commerce atlantique (vers les « isles » des Antilles) et/ou l’océan Indien (ce dernier correspondant au trafic avec les Indes orientales, un commerce majoritairement axé sur des produits de luxe – cotonnades, porcelaine, thé, épices, etc. – alors très à la mode chez les élites urbaines). Une situation de monopole commercial qui leur était attribué par l’Etat – bien souvent le premier actionnaire de ces compagnies.

Vue d'un comptoir de la Dutch East India Company au XVIIe siècle
Vue d’un comptoir de la Dutch East India Company au XVIIe siècle (les Indes orientales – actuelle Indonésie – resteront longtemps sous contrôle hollandais, dont elles participeront grandement de la richesse).

L’empereur moghol Shah Alam s’entretenant avec des représentants de la British East India Company (la compagnie britannique des Indes orientales) au XVIIIe siècle.

Ainsi, ce type de compagnie n’était globalement pas à proprement parler une affaire privée, puisque placée sous la tutelle de l’Etat de son pays de rattachement (par exemple en France, la Compagnie des Indes dépendait du Contrôleur général des finances – l’équivalent de notre Ministre de l’Économie actuel). Ces compagnies avaient généralement pour plus gros actionnaires la noblesse de Cour (dont bien souvent le roi lui-même), mais également des plus petits nobles de robe ou d’épée, ainsi que les grands banquiers et négociants. D’autres milieux étaient aussi représentés, comme dans le cas de la compagnie française : un membre de l’Académie, un journalier d’un petit hameau normand, ou encore un certain Voltaire…

Ces compagnies n’étaient pas uniquement de simples entreprises économiques et commerciales. Il s’agissait également de véritables machines géopolitiques et diplomatiques, un précieux cheval de Troie des grands pays européens leur permettant d’installer et d’ancrer leur influence et emprise dans des contrées aussi lointaines géographiquement qu’hautement stratégiques économiquement et militairement (ce dans le cadre d’une concurrence considérable entre les différentes compagnies nationales !). La compagnie des Indes française par exemple (qui abandonne vers 1730 le monopole atlantique pour se recentrer sur le trafic avec les Indes dites « orientales » – Inde, Ceylan, Indonésie, (Indo)Chine, etc.), bénéficie ainsi du droit au nom du roi de France de conclure des traités avec les princes indiens, ainsi que de battre monnaie ou de rendre la justice.

Les comptoirs européens en Inde entre 1501 et 1739
L’Inde : un territoire très convoité par les grandes puissances maritimes européennes… Cela se comprend aisément : au XVIIIe siècle (et à vrai dire depuis des siècles et des siècles), cette région est l’une des riches et des plus développées du globe, concentrant à elle seule quelque chose comme le quart de la production mondiale de richesses (coton, épices, etc.). En effet, comme les Occidentaux l’oublient parfois, durant des millénaires, ce fut l’Asie qui demeura la première zone économique du globe – réalité qui explique d’ailleurs en toute logique que les explorations maritimes européennes des XVe et XVIe siècles furent avant tout motivées par la recherche de nouvelles routes maritimes vers les « Indes » (c’est-à-dire la Chine et le sous-continent indien) et leurs richesses millénaires. D’Alexandre le Grand aux Portugais, les richesses de l’Asie ont effectivement toujours fasciné les Européens. Rappelons que jusqu’au XVIIIe siècle, c’est la Chine qui constitue – et de loin – la première économie du globe en termes de volume et de marché intérieur, ce depuis pas moins de deux millénaires ! Une réalité historique qui explique probablement certaines dynamiques géopolitiques sino-centrées depuis déjà un certain nombre de décennies… 😉

Aussi puissantes que stratégiques, ces compagnies disposaient à cet égard de leurs propres forces armées et navales – qui en venaient parfois d’ailleurs à dépasser en investissement et en prestige celles de leurs propres flottes nationales correspondantes (en particulier concernant la France, dont la Marine royale reste le parent pauvre budgétaire des dépenses militaires). Elles constituaient probablement les plus grandes vitrines et symboles du développement économique et commercial que leurs empires coloniaux apportaient aux grands pays d’Europe partis à la conquête du (Nouveau) Monde. Siège de la Compagnie des Indes française, Lorient bénéficiait ainsi de l’immense prospérité de celle-ci, rivalisant de richesse avec les grands ports atlantiques du trafic triangulaire comme Bordeaux et Nantes.

Au XVIIIe siècle, la prospérité de la compagnie française des Indes fera la richesse du port de Lorient, siège de la Compagnie. Si la grande ville bretonne bénéficie de la prospérité du commerce colonial et mondial, elle n’est pas la seule : les autres grands ports atlantiques comme Nantes et Bordeaux voient à la même époque leur trafic s’envoler grâce aux bénéfices du trafic triangulaire entre l’Europe, l’Afrique et les Antilles.

Comme le note de façon très intéressante l’un des articles de Wikipédia consacrés à l’histoire des compagnies des Indes, ces dernières marquent également un pas décisif dans la marchandisation du monde, la période voyant en effet le public « s’imprégner d’un début de capitalisme fondé sur le commerce maritime » (période dont date à ce titre l’expression « toucher les dividendes de la paix »). Car en effet, les compagnies des Indes constituent le business global le plus lucratif de l’époque : à titre d’illustration, la Compagnie des Indes française reverse en 1731 pour 41 millions de dividendes à ses actionnaires, 34 millions en 1740 XIV!

Au milieu du XVIIIe siècle, l’Inde est majoritairement sous contrôle ou influence française. Une situation qui n’est pas sans attiser la rivalité et la jalousie des Britanniques, qui ne cachent pas leurs vues sur la région…

Des chiffres fabuleux pour l’époque : c’est plus de trois fois le budget de la marine française de 1739 (on peut ainsi comprendre le ministre Maurepas lorsque ce dernier demande – en vain – qu’une partie de ce bénéfice soit affecté à la construction des vaisseaux de guerre… !). Et de florissantes affaires qui ne manquent pas de susciter les jalousies et convoitises des pays rivaux (en particulier concernant la France de l’East India Company britannique, qui n’apprécie guère la position de force qu’a pris le roi de France en Inde au début des années 1740 – ironiquement sans vraiment s’en rendre compte ni l’avoir recherché d’ailleurs…).

Au-delà de l’enrichissement considérable qu’elles apportent aux élites de leurs pays, les compagnies des Indes constituent également à l’époque leur bras armé dans les différents océans où elles viennent exercer leurs monopoles. La Compagnie des Indes française, à titre d’exemple, enregistre ainsi des dépenses militaires considérables (et assurant de fait la défense des intérêts français dans l’océan Indien) : Pondichéry, fortifiée avec soin, est considérée par les Indiens comme l’une des meilleures places fortes de la région, et les navires de la Compagnie, à l’armement important, aux équipages expérimentés et rompus au combat naval, sont très proches des navires de guerre (dont ils se confondent d’ailleurs très facilement avec ces derniers sur les tableaux d’époque pour l’œil non averti !). Autant de circonstances qui placeront ainsi ces compagnies au cœur des affrontements navals de ce siècle.


De façon générale, en ce début du XVIIIe siècle, et bien que partie bonne dernière dans l’aventure coloniale et navale, la France rattrape ainsi son retard à toute vitesse, sous l’œil toujours plus inquiet et jaloux de Londres… C’est d’ailleurs, comme le souligne les spécialistes de l’époque, l’un des grands « paradoxes de la période » : la paix apporte une forte expansion au pays, laquelle se transforme en facteur de guerre avec la jalousie et l’hostilité croissantes du Royaume-Uni. Pays qui, comme nous le verrons en détail plus loin, constitue le grand rival colonial et maritime de la France en ce début de XVIIIe siècle (à moins que ce ne soit plus exactement l’inverse… !). En effet, à ce moment précis de l’histoire du monde, les autres grandes puissances coloniales d’hier – Provinces-Unies, Espagne, Portugal – se sont vues reléguées au second plan par le traité d’Utrecht, et se positionnent désormais, en fonction de leurs intérêts, pour l’un ou l’autre de nos deux protagonistes.

À partir de la Régence [la période de transition monarchique entre le règne de Louis XIV et la majorité de Louis XV de 1715 à 1723, NDLR] en effet, et c’est là l’une des mutations du siècle, tout se passe comme si le vent du large se mettait soudain à souffler jusqu’à l’intérieur d’un royaume jusqu’alors peu « amariné ». Pendant des siècles, les Capétiens avaient cherché à « gagner la mer », à faire de Dunkerque, Calais, Boulogne, Brest, Saint-Malo, Brouage, Bordeaux, La Rochelle, Toulon, Marseille, des ports français. Au XVIIIe siècle, pour la première fois en France, les vents d’ouest semblent véritablement devenir dominants : pour la première fois dans l’histoire du royaume, la mer va chercher à gagner la terre et les embruns semblent atteindre désormais l’Auvergne d’un d’Estaing ou les Alpes d’un Frézier [deux grands amiraux du siècle, NDLR]. Pour la première fois, la mer cesse de rimer avec hostilité. Pour la première fois, elle commence à cesser d’effrayer. Elle va jusqu’à séduire.

Michel VERGE-FRANCESCHI, « La marine française au XVIIIe siècle – Les espaces maritimes », 1996, p. 82

Une situation qui ne va évidemment pas manquer de dégénérer en un grand conflit généralisé entre la France et l’Angleterre : ce sera d’abord la guerre de Succession d’Autriche, qui ouvre ainsi près d’un siècle d’hostilité et d’état de guerre quasi-continu entre les deux pays (qualifiés à ce titre par certains historiens de « seconde guerre de Cent Ans »), marqués notamment par les guerre de Sept Ans et d’Indépendance américaine, puis par les guerres révolutionnaires et napoléoniennes, qui déboucheront sur une complète hégémonie britannique.

Une longue et passionnante histoire, marquant un épisode décisif de l’histoire du Monde, que je vous propose à ce titre de découvrir dans mes séries d’articles dédiées, accessibles ci-dessous !

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Zoom sur : la guerre de Sept Ans (1756-1763), la première guerre mondiale de l’Histoire ?

S’ils eurent évidemment leurs ressorts et leurs protagonistes propres (tout en étant en partie à l’origine de cette guerre), les affrontements entre Franco-Canadiens (et Amérindiens) et Britanniques en Amérique du Nord ne constituent toutefois (il faut bien l’avoir en tête) que quelques pions dans la vaste partie d’échecs planétaire qui opposera ainsi la France et l’Angleterre (et leurs alliés respectifs) durant près de huit longues années, sur l’ensemble du continent européen aussi bien que sur près de la moitié des mers du globe !

Une guerre de « Sept Ans » qui s’inscrit elle-même, en outre, dans la continuité et conséquence directe de la précédente : la guerre dite de « Succession d’Autriche ». Guerre qui marqua quant à elle la fin de la « première Entente cordiale » entre nos chaleureux amis français et britannique (et plus exactement même l’ouverture de près d’un siècle d’hostilités et d’affrontements quasi-ininterrompus entre ces derniers – que de célèbres historiens se sont d’ailleurs plu à qualifier de « Seconde guerre de Cent Ans » !).

Par sa durée, par l’étendue des opérations et leur intensité, mais aussi par le nombre de puissances qu’il engage, ce gigantesque conflit planétaire mérite bien son titre de « première guerre mondiale » de l’Histoire. À l’exception des Provinces-Unies restées neutres, tous les grands empires européens sont en effet impliqués dans le conflit – qui se déploiera sur pas moins de quatre continents et de trois océans. Cette guerre se démarque également par ses ressorts : pour la première fois en effet, l’influence des héritages dynastiques est mineure, et ce sont désormais les intérêts géopolitiques et socioéconomiques et non plus la politique qui constituent la première préoccupation des puissances engagées dans ce conflit – une rupture qui le distingue fondamentalement des précédents. Par le caractère vraiment global de la lutte qui opposera en particulier la France et la Grande-Bretagne dans ce conflit, la guerre de Sept Ans inaugure et préfigure les grandes guerres du XIXe et du XXe siècle, tout en signant le début de l’ère de la puissance navale et du contrôle géostratégique du monde !

Loin d’en être le terrain central, l’espace nord-américain ne constitua ainsi que l’un des théâtres d’une guerre qui se porta ainsi de l’Atlantique à l’océan Indien (en passant par les Antilles), de la Méditerranée aux côtes brésiliennes et africaines (et, continentalement, de l’Espagne à la Pologne actuelle). Un conflit de plus entre grandes puissances européennes (les fameux « Great Power » de l’époque) qui, s’il restera fortement et premièrement terrestre, atteindra également une dimension maritime et internationale inédite, de par l’intensité des enjeux et des frictions coloniales qui s’y manifesteront. Autant de dynamiques qui préfigureront d’ailleurs du nouvel ordre mondial (caractérisé par la complète hégémonie maritime et coloniale britannique – connue ultérieurement sous le nom de « Pax Brittanica ») sur lequel déboucheront plus tard les guerres révolutionnaires et napoléoniennes.

Les empires coloniaux européens en 1756, à l'aube de la guerre de Sept Ans (© Sur le champ)
Les empires coloniaux des grandes puissances européennes à l’aube de la guerre de Sept Ans (en bleu : le premier empire colonial français, en rouge : l’empire britannique, en marron : l’empire espagnol, en vert : l’empire portugais, et en jaune enfin, l’empire néerlandais).
(Source : un autre visuel produit par Quentin de la chaîne d’histoire Sur le champ, dans le cadre de ses deux épisodes consacrées à la guerre de Sept Ans)

Les grandes batailles de la guerre de Sept Ans (1756-1763)
La guerre de Sept Ans est un conflit d’envergure planétaire qui se portera sur trois continents distincts : l’Amérique du Nord (et les Antilles), le sous-continent (et l’océan) indien, et le continent européen. En ce sens, elle est considérée par de nombreux historiens comme la première véritable « guerre mondiale » de l’Histoire !

Une magnifique carte de synthèse des grandes batailles terrestres et navales de la guerre de Sept Ans réalisée par le magazine Guerres & Histoire (n°21 d’octobre 2014). Du théâtre nord-américain aux Philippines en passant par l’océan Indien, l’Afrique, l’Europe et les Caraïbes, celle-ci met particulièrement bien en évidence la dimension planétaire inédite de ce conflit… !

Sept ans d’une guerre aussi méconnue que déterminante de l’histoire du Monde (et aux origines de tous les grands conflits du XVIIIe siècle qui lui succèderont), dont je vous propose d’explorer les événements et surtout les grands tenants et aboutissants dans la série d’articles dédiée présentée ci-dessous : une grande fresque historique s’apparentant au nécessaire et passionnant liant entre la présente histoire de la Nouvelle-France et celle de la future guerre d’Indépendance américaine (et plus largement l’un des épisodes centraux d’une vaste série du blog sur cette aussi méconnue que décisive Seconde guerre de Cent Ans !).

L’expérience de plusieurs siècles doit avoir appris ce qu’est l’Angleterre à la France :
ennemis de prétentions à nos ports et nos provinces,
ennemie d’empire de la mer, ennemie de voisinage,
ennemie de commerce, ennemie de forme de gouvernement.

le duc de Saint-SIMON, TOUjours touT EN MESURE et en retenue… !

Pour aller plus loin… 🔎🌎

Cet épisode de la série des « Il était une fois… » du blog sur le grand commerce maritime du XVIIIe siècle est en fait extrait de ma grande série consacrée aux origines de la guerre de Sept Ans (1756-1763). Si le sujet donc des empires coloniaux et du « grand XVIIIe siècle » vous intéressent (ce fut en effet une période hautement charnière de l’histoire moderne), je vous oriente ainsi vers la découverte de cette riche série documentaire traitant de cet immense conflit, considéré par de nombreux historiens comme la première véritable « guerre mondiale » de l’Histoire. Un conflit qui débutera (et se propagera) en effet dans l’ensemble des empires coloniaux du monde, lui conférant ainsi une dimension planétaire et maritime inédite.

Une guerre constituant en outre le plus grand choc de l’intense conflit global qui opposera tout au long du XVIIIe siècle la France et la Grande-Bretagne pour la domination (de la mondialisation) du monde ; une suite ininterrompue de conflits, de Louis XIV à Waterloo, d’ailleurs qualifié de « Seconde guerre de Cent Ans » par certains historiens. Une passionnante série d’articles en forme de grande fresque historique, qui vous portera ainsi des Grandes Découvertes à la chute du Canada et des Indes françaises, et de la fondation des grandes empires coloniaux européens outremers et de la naissance de la mondialisation maritime à l’émergence d’un nouvel ordre mondial caractérisé par l’hégémonie planétaire britannique (sur les plans maritime, colonial, économique,…). Une grande série qui vous amènera aussi à mieux comprendre tant les racines de la guerre d’Indépendance américaine que celles de la Révolution française et des guerres napoléoniennes ; autant d’événements qui structureront décisivement notre monde contemporain !

Pour les intéressés également : cette autre série d’articles du blog portant sur l’histoire de la guerre d’Indépendance américaine et du rôle de la France dans cette dernière – mais aussi de l’Espagne, qui s’engagera étroitement dans le conflit (qui aura en effet de grandes répercussions pour l’Empire espagnol en Amérique du Nord !).

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Et sinon, pour les intéressés et autres curieux, vous pouvez prendre connaissance de tous mes articles, (photo)reportages, récits de voyage, documentations et cartes liés plus globalement à l’histoire et à la géographie du « Nouveau Monde » ainsi qu’à celles des anciens grands empires de l’Histoire, en consultant les rubriques du site spécifiquement dédiées à ces domaines (accessibles ici : catégorie « Anciens empires » et catégorie « Nouveau Monde »).

Et si d’autres sujets et thématiques vous intéressent, n’hésitez pas également à parcourir ci-dessous le détail général des grandes catégories et rubriques du site, dans lesquels vous retrouverez l’ensemble de mes articles et cartes classés par thématique. Bonne visite et à bientôt !

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